Le film du mois

Pierre Granier-Deferre – La veuve Couderc

Pour notre troisième séance ce vendredi 22 juillet à 20 heures à l’Eldorado Namur. Au programme Pierre Granier-Deferre avec Simone Signoret et Jean Tissier :  La Veuve Coudercmaxresdefault

 

Un film français de Pierre Granier-Deferre  de  1971. Sur un scénario de Pascal Jardin et Pierre Granier-Deferre d’après le roman de Georges Simenon. La musique a été composée par Philippe Sarde

Synopsis

France 1934
Jean, évadé du bagne de Cayenne, revient dans la région où il a grandi.
Dans le car qui le ramène, il fait la connaissance de la veuve Couderc, une femme solitaire, qui se bat pour garder sa ferme.
Une étrange histoire d’amour va naître.
Le film a été tourné près de Dijon dans un décor des plus simples : une ferme, un canal, la maison de l’éclusier, un chemin de halage, des péniches.

 

LE REALISATEUR

Pierre Granier-Deferre (27.08.1927 – 1611.2007)

 

Pierre Granier Deferre

Pierre Granier Deferre

Né à Paris en 1927, il y est décédé en 2007.

Il a été longtemps assistant (de Marcel Carné, André Berthomieu, Jean-Paul Le Chanois,…) avant de passer à la réalisation à la faveur de l’apparition de la Nouvelle Vague.

Il a su se mettre au service des comédiens populaires des années ’60 et ’70 comme Alain Delon, Jean Gabin, Romy Schneider, Lino Ventura et Simone Signoret.  Ses films sont, pour la plupart, adaptés de romans comme Le Chat, Le Train, La Veuve Couder c.  Il recevra le César du meilleur réalisateur en 1981 pour Une Etrange affaire.

Il tournera, pour la télévision, plusieurs titres de la série Maigret avec Bruno Crémer.

LES ACTREURS

Simone Signoret

Simone Signoret

Simone Signoret

De son vrai nom Simone Kaminker, Simone Signoret est née en 1921  en Allemagne, à Wiesbaden et est décédée en 1985 à Autheuil-Anthouillet.  Elle repose au cimetière du Père Lachaise aux côtés d’Yves Montand.

Sa première rencontre avec le milieu du théâtre et du cinéma se déroule au mois de mars 1941 au Café de Flore en compagnie d’amis du fameux groupe Octobre.

C’est à cette époque qu’elle change de nom à cause de son ascendance demi-juive.  Elle fait de la figuration dans les Visiteurs du Soir de Marcel Carné et dans l’Ange de la Nuit de André Berthomieu.

C’est Yves Allégret, qui deviendra son compagnon, qui lui donne ses premiers rôles importants dans La Boîte aux Rêves (1945) et dans les Démons de l’aube (1946) puis ses premiers rôles principaux dans Dédée d’Anvers (1948) puis dans Manèges (1950).  Jacques Becker lui donnera la plus belle création de sa carrière en 1952, aux côtés de Serge Reggiani, dans Casque d’Or.

Elle épouse Yves Montand en 1951.

Elle tourne encore avec Marcel Carné, Thérèse Raquin.  Elle fait une composition très noire dans Les Diaboliques.  Au théâtre, elle donne la réplique à Yves Montand dans Les Sorcières de Salem qu’ils reprendront à l’écran.  Elle remporte un Oscar pour son interprétation dans Les chemins de la Haute Ville en 1958.  Elle tourne à plusieurs reprises aux Etats-Unis avec Stanley Kramer et Sidney Lumet.

De retour en France dès la fin des années 60, elle tournera des films de conviction comme M’Aveu (1970) de Costa-Gavras ou L’Armée des Ombres (1969) de Jean-Pierre Melville.  Elle choisira toujours ses rôles  avec une grande rigueur de Compartiments tueurs (1965) à Compte à Rebours (1971) en passant par Les granges Brulées (1973)

On n’oubliera pas de sitôt sa composition dans Le Chat (1971) et le terrible face à face qui l’oppose à Jean Gabin.  Elle est aussi l’auteure du très beau livre de souvenirs : La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était.

Jean Tissier

Jean Tissier

Jean Tissier

Né à Paris en 1896, mort à Granville en 1973, il fut une des figures les plus populaires du cinéma français.  IL tourna dans plus de 240 films.  Un record !  Il jouera dans autant de pièces de théâtre et trouva le temps de rédiger un livre de souvenirs (Sans Maquillage – 1945).  Il a fait partie du cinéma comique français avec sa voix mielleuse, son air ahuri et son regard somnolent.

Il a tourné son premier film en 1935  (Le Monde où l’on s’ennuie) et son dernier en 1971 : La Veuve Couderc.

On se souviendra de son personnage inquiétant dans L’Assassin habite au 21 de Henri-Georges Clouzot (d’après le roman de Stanislas André Steeman).  Il fut un des tout grands seconds rôles du cinéma français.